La Journée d’Asclépios – Nutrition, Sport & Santé se prépare pour le printemps 2027.

Le projet évolue vers une journée scientifique, pédagogique et prospective consacrée aux liens entre nutrition, activité physique, santé métabolique, microbiote, performance et prévention.

En amont de l’événement, NSSevent développera une série de parcours interactifs de préparation : livrets pédagogiques, quiz, cartes de révision et contenus de vulgarisation scientifique.

Le premier parcours, “Activité physique & microbiote intestinal”, est déjà disponible en ligne avec le soutien éditorial de La Fugue Éditions, partenaire de NSSevent. 

Cette année 2026 devient ainsi une année de préparation éditoriale, scientifique et pédagogique, afin de construire un événement plus ciblé, plus accessible et plus utile aux professionnels comme au grand public.

NSSevent souhaite créer un espace de dialogue entre chercheurs, professionnels de santé, entraîneurs, sportifs, étudiants et grand public autour des grands enjeux de la nutrition, du sport et de la santé.

La Journée d’Asclépios proposera au printemps 2027 un format resserré, associant conférences, tables rondes, ateliers et ressources pédagogiques en ligne.

L’objectif est de rendre accessibles des connaissances scientifiques fiables, tout en favorisant les échanges entre disciplines : médecine, nutrition, activité physique, prévention, performance et nouvelles technologies.

Sources scientifiques du parcours

Les livrets et quiz du parcours “Activité physique & microbiote intestinal” s’appuient sur une sélection de travaux scientifiques portant sur les liens entre activité physique, microbiote intestinal, métabolites, performance et santé.

• Clarke et al. montrent, dans une étude sur des joueurs de rugby professionnels, que l’exercice et les habitudes alimentaires associées aux athlètes sont liés à une plus grande diversité du microbiote intestinal, tout en soulignant la complexité du lien entre exercice, alimentation et microbiote.

• Barton et al. comparent le microbiome d’athlètes professionnels avec celui de témoins sédentaires et montrent que les différences ne portent pas seulement sur la composition microbienne, mais aussi sur les profils métagénomiques et métabolomiques.

• Scheiman et al. identifient chez des athlètes d’endurance une bactérie du genre Veillonella, capable de transformer le lactate produit pendant l’effort en propionate, un métabolite associé à l’amélioration de l’endurance dans leurs modèles expérimentaux.

• Bielik et al. étudient l’effet de sept semaines d’entraînement de haute intensité, avec ou sans consommation de fromage Bryndza probiotique, chez des nageurs de compétition, et observent des modifications de la diversité du microbiote et de certains métabolites sanguins.

• Wegierska et al. proposent une revue de synthèse sur les relations entre activité physique, alimentation, probiotiques, microbiote intestinal et performance physique, avec une attention particulière à l’endurance.

• Varghese et al. résument les effets possibles de l’exercice sur la diversité du microbiome, la production d’acides gras à chaîne courte, l’intégrité de la barrière intestinale et les interactions métaboliques et neuro-hormonales.

• Sales et al. analysent le rôle du microbiote, des acides gras à chaîne courte et des probiotiques dans l’exercice et la performance.

• Zhang et al. proposent une revue récente sur la manière dont l’exercice et l’alimentation peuvent remodeler le microbiote des athlètes.

Ces contenus ont une vocation pédagogique et ne remplacent pas un avis médical ou nutritionnel personnalisé.

Pourquoi ce colloque ?

L’Anses a publié les résultats de sa troisième étude sur les habitudes alimentaires en France, intitulée INCA 3, réalisée entre 2014 et 2015 avec la participation de plus de 5 800 personnes. L’étude a permis de recueillir des données sur des milliers d’aliments et d’observer que les Français consomment en moyenne 2,9 kg d’aliments par jour, dont 50% de boissons. Les femmes préfèrent des aliments comme les yaourts et les soupes, tandis que les hommes optent pour les viandes et les fromages.

Le rapport souligne une forte consommation d’aliments transformés, un apport excessif en sel et un manque de fibres dans l’alimentation. De plus, certaines pratiques alimentaires, comme la consommation de denrées animales crues et le non-respect des dates limites de consommation, présentent des risques pour la santé.

En termes d’activité physique, de nombreux Français adoptent des comportements sédentaires inquiétants, avec une augmentation du temps passé devant les écrans. En 2014-2015, environ 13% des enfants et 34% des adultes étaient en surpoids.

Les résultats de l’étude serviront à éclairer les politiques nutritionnelles et à formuler des recommandations adaptées aux pratiques alimentaires des Français, tout en évaluant les risques associés à leur alimentation et à leur mode de vie.